INFO COGNITO 19 Mai [Learning by falling? ]

On dit souvent qu’on apprend de ses erreurs. On dit aussi qu’on apprend en suivant des maîtres, c’est-à-dire en observant les comportements de personnes excellentes. Vous pensez donc peut-être que vous avez beaucoup à apprendre à observer les plus talentueux de vos collègues, et que l’observation des moins bons ne peut-être qu’une perte de temps.

 

On benchmarke avec les leaders, pas avec les loosers, non ? C’est normal, c’est dans votre tête…

 

L’erreur, donc, serait un défaut à corriger chez les apprenants mais rien de plus. Mais, dans la vie quotidienne, nous ne sommes pas (toujours) entourés des meilleurs. Et que se passe-t-il quand autrui est moins compétent ? L’observation des erreurs aurait-elle des vertus pédagogiques supérieures à l’observation des pratiques des meilleurs ?

 

Pour le savoir, Joung et ses collègues ont étudié des formations de perfectionnement à des feux complexes chez des pompiers.

Dans une première phase de l’expérience, les participants devaient étudier deux types de récits d’interventions. Certains analysaient des récits d’interventions parfaites (récits sans erreur) ; d’autres analysaient des récits dans lesquels les pompiers avaient commis des erreurs graves (récit erreur).

Puis, dans une deuxième phase, les mêmes pompiers devaient individuellement analyser de nouveaux récits d’interventions et identifier les erreurs commises. Joung a alors compté le nombre d’erreurs réellement commises effectivement relevées par les pompiers stagiaires selon qu’ils avaient auparavant analysés des récits sans erreur ou des récits erreur.

 

Résultat : les stagiaires identifient environ 1,5 fois plus d’erreurs quand ils avaient auparavant analysés des récits erreur.

 

L’observation des erreurs est plus bénéfique que celle des actions parfaites. Encore faut-il, évidemment, savoir reconnaître les erreurs commises. Et ici encore, l’observation des autres est un outil pratique. Il est beaucoup plus aisé de reconnaître les erreurs des autres que les siennes. Nos erreurs révèlent nos croyances et ce que nous tenons pour vrai ; elles sont plus difficiles à débusquer seul. Et, évidemment, elles engagent nos égos et notre estime de soi. Bref, pour apprendre à réussir, il n’est pas inutile de regarder comment d’autres échouent.

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A propos de Saven

Chez Saven, nous rêvons que chacun soit recruté là où ils peut vraiment réussir. Pour cela, nous conduisons des recherches fondamentales et appliquées, nous explorons, découvrons et innovons. Nous challengons en permanence l’existant. Nous adorons aller là où les autres ne vont pas.

Bref, nous sommes des Assessment Game Changers.